La concentration est un état difficile à atteindre au sein de mon foyer. Ainsi, ce matin, alors que je m’installe en ce coin de table, une nommée Delia Derbyshire gémit dans les hauts-parleurs. Ma parole, on se croirait dans un vrai film porno ! J. vient de me montrer le livret de ce disque du groupe White Noise qui proposait, à la fin des années 60, un mélange de psychédélisme et bidouillages électroniques. C’est un rien étrange, mais intéressant.

J’ai décidément du mal à écrire tous les jours. On se demande bien pourquoi… Pourtant, mon cahier me plaît, et je l’emporte partout avec moi. Au cas où. J’ai fait un bon choix. Le papier à petits carreaux guide bien mon écriture chaotique et m’évite l’angoisse de la page blanche ! Sa couverture rigide taille A4, aimantée sur le revers du côté droit du cahier, se prend bien en main, et j’aime tout particulièrement son graphisme, qui imite une page de journal japonais, sur un fonds sépia. Je suis contente de mon achat.
Bon. La maison est plus calme maintenant, et j’ai encore deux heures devant moi avant que nous ne partions au cinéma. Reprenons donc le fil de cette semaine de reprise.
Vendredi 25 juillet 2008
Les vacance en sont à leurs derniers jours. Je propose à A., la sœur de J., de partir en vadrouille avec moi dans Paris. Nous nous donnons rendez-vous au pied de l’escalier du Jeu de Paume, face à la place de la Concorde. Evidemment, je me trompe de ligne de métro, et j’arrive à Opéra. Je décide de ne pas passer par la rue Saint Honoré, plus pratique pourtant, mais d’emprunter les arcades, pour regarder les vitrines des libraires, et observer les touristes. Finalement, je ne suis que peu en retard.
Notre destination : l’exposition Richard Avedon : photographies 1946-2004. Après moultes bavardages dans un café du coin (et ricanements compulsifs face à la dégaine de la faune locale… genre Paris Hilton au rabais, avec robe tunique, bronzage cuit à point et Manolo casse-gueules), nous finissons par arrêter de tourner autour du pot, et entrons dans la galerie.
Je ne m’attendais pas à ce qu’ils aient compartimenté la première salle, si vaste et dépouillée d’ordinaire. La dernière fois que j’y suis venue, il y a des lustres, c’était pour voir les œuvres de Cindy Sherman, et cette salle magnifiait ses immenses portraits de femmes heurtées. Pour l’heure, je pénètre un autre univers. Celui d’un photographe qui s’est peu à peu émancipé des contraintes de la photographie de mode (qu’il a révolutionné en faisant sortir les mannequins des studios, en les photographiant dans la rue et en introduisant du dynamisme dans ses dispositifs) pour aboutir à une œuvre de plus en plus personnelle, hors de tout canon de beauté. Ses photos me fascinent. Les cartels m’apprennent qu’Avedon établit une relation de confiance avec son modèle, qui leur permet de réfléchir ensemble à la pose, à la tenue et à l’ambiance adéquates. Le tout sur un fonds uni, de toile blanche tendue. Le portrait d’Anna Magnani, exposé parmi d’autres photographies de stars de cinéma (dont Marilyn, magnifique de fragilité), me revient en mémoire. Elle a les yeux brouillés, et semble malade. Et tellement triste. Prématurément vieillie. Apparemment, elle venait juste de se lever quand il a pris cette photographie.

Vers la fin de l’exposition, est exposée une série de portraits passionnante, In the american west (1985), radiographie des oubliés du rêve américain, toujours hors champs. Au fil des dernière salles, en une sorte de jeu de piste, nous suivons les traits du visage de paysans, ouvriers, serveuses de bar, etc. Voici la photographie qu’on voit partout en ce moment et qui m’a donné envie de venir voir cette exposition. Fascinante jeune fille, trop vite poussée.

En sortant du Jeu de Paume, nous retrouvons J., et poursuivons notre ballade.
Une pensée pour maman. Son anniversaire aujourd’hui. 56 ans jamais advenus. Une rose dans la Seine.
Puis nous rejoignons, par un crochet boulevard Saint Germain (je ne me rappelle plus bien l’itinéraire), le restaurant de chez Mai. Si difficile à trouver. La vieille dame, très réservée, est là, fidèle au poste, au fond de sa petite boutique sombre. La porte est ouverte, sinon je serais peut-être encore une fois passée devant sans la retrouver. Il faut dire… Une porte, une fenêtre quasiment obstruée, une panneau décrépi, rien n’est fait pour attirer l’œil du chaland qui, je l’ai observé par la suite dans l’embrasure de la porte, entre dans le boui-boui clinquant de gauche, ou de droite, mais jamais chez notre hôtesse. Comme toujours, nous mangeons et buvons bien, avant de courir à Actions Ecole voir Holiday.
Samedi 26 août 2008
Nous sortons tard et retournons à Actions Ecole voir La mouche (David Cronenberg, 1987, avec Jeff Goldblum, Geena Davis). Je crois que l’ouvreuse nous a reconnus. Si on continue à ce rythme, elle va finir par nous proposer de dresser une tente dans l’entrée !
Je n’avais jamais vu ce film, qui nous fait une forte impression. Je suis au bord de la nausée. A la sortie du cinéma, je mets un certain temps à me réhabituer à la chaleur et au vacarme ambiants, après ce huit-clos horrifique.

Nous rejoignons le quai de Seine, traversons devant Notre-Dame et plongeons dans le Marais pour un ravitaillement express Chez Marianne, et un petit verre dans un bistrot. Puis nous longeons un peu Paris plage, histoire de se marrer, et approchons du concert Fnac Indétendances. Les Bellrays jouent déjà. Un groupe que nous avons vu l’an dernier à la Maroquinerie.

Nous avions été impressionnés par le contraste entre le chant soul de la chanteuse black et le son furieux du guitariste en chef. Mais là, c’est le flop. Le son se fait plus gras, la magie n’y est plus. Mais bon, ceux qui ne connaissent pas le groupe sont contents, c’est déjà ça. Nous partons avant la fin, au début des rappels, et accélérons le pas quand nous nous rendons compte qu’ils n’ont rien trouvé de mieux à jouer que Highway to hell. D’accord, c’est un classique. Mais tout de même, ils auraient pu jouer une de leurs morceaux, que diable !
Dimanche 27 juillet 2008
Nous bullons. Je commence à être sacrément paniquée. Demain, je retourne bosser. Stress, monceau de travail à élaguer au mois d’août.
En début de soirée, nous regardons à la télé Jack l’éventreur (Robert S. Baker, 1958, avec Lee Patterson, Eddie Byrne), film contemporain de ceux de la Hammer. Pas un film inoubliable, mais il structure tout de même mon imaginaire, en explorant une des pistes de l’enquête : Jack y est un médecin qui trucide des prostituées qu’il estime responsables du suicide de son fils.

Comme je n’arrive pas à dormir, je finis Eternelle route 66 (M. S. Chabres, J. P. Naddeo), qui me donne envie de lire Sur la route et Les raisins de la colère, qui m’attendent depuis fort longtemps sur mes rayonnages.

Lundi 28 juillet 2008
Travail (bonne nouvelle pour une collègue, recotation). Finalement, je n’ai pas tant de mal que ça à reprendre le fil de ma vie laborieuse. La bibliothèque est presque vide, le travail avance, je me sens bien.
Avant de rentrer à la maison, je passe par le Quartier latin. J’ai le choix entre plusieurs séances : Aguirre au Champo, un japonais au Reflet, ou L’affaire Thomas Crown (Norman Jewison, 1968, avec Steve MacQueen, Faye Dunaway et Jack Weston) à la Filmothèque du Quartier latin. Je ne suis jamais allée dans ce cinéma, aussi, sirotant mon jus d’abricot au comptoir du Sorbon, avec la dégaine d’un vieux briscard, je choisis ce dernier film in extremis. La salle ne me déçoit pas. Elle a été restaurée avec goût. Le film passe dans la Salle rouge. De fait, ses murs sont d’un beau rouge intense, avec des lampes murales florales art déco. Un lieu raffiné, dont la restauration ne nuit pas à la beauté. Le film, lui, est un pur produit de son époque. J’aime bien l’utilisation, au début du film, de cadres mobiles qui subdivisent l’action en plusieurs scènes simultanées (procédé utilisé dans Ocean’s eleven, sur un sujet comparable, si je ne m’abuse). Un film qui se laisse regarder, sur la richesse, l’ennui, et la manière dont on peut diminuer l’un en augmentant l’autre.

Le soir, je m’affale devant la télé, où passe Le corps de mon ennemi (Henri Verneuil, 1976, avec Jean-Paul Belmondo, Bernard Blier, Marie-France Pisier). Bof.

Mardi 29 juillet 2008
Après une journée de travail un peu plus fatigante (recotation, jusqu’à plus soif), je rentre à la maison directement et, après le dîner, nous entreprenons de regarder Summer of the 70’s. Mais nous renonçons rapidement. Le film a vraiment l’air très ennuyeux. Toutefois, afin de rester dans la thématique de la soirée, les roadmovies, nous nous replions sur le dvd de Point limite zero (Richard C. Sarafian, 1971, avec Barry Newman, Cleavon Little, Dean Jagger).

Il ne s’y passe absolument rien, mais je reste dans l’ambiance route 66, et ça me plaît bien. D’autant que je garde en mémoire le clin d’œil hilarant que fait Tarantino à ce film dans Boulevard de la mort.

Mercredi 30 juillet 2008
Travail (4 heures de réunion, bla bla bla, recotation et service public). Fatigue. RAS.
Jeudi 31 août 2008
Je quitte le travail à 16 heures. Il fait trop chaud pour entreprendre quoi que ce soit d’autre qu’une séance de cinéma, et je vais au Max Linder assister à ma séance rituelle : à chaque fois que leur affiche change, je vais voir ce qu’ils jouent. Cette semaine, c’est Wall-e (Andrew Stanton, 2008). Les robots sont charmants, et la vision des humains obèses dépendants à leurs technologies, critique à peine déguisée de la société américaine, me fait bien marrer.

Le soir, nous regardons La fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955, avec James Dean et Natalie Wood), que j’ai déjà vu il y a des années, mais que je regarde à l’aulne de ma culture d’adulte et de ma (re)vision récente de West side story.

Vendredi 1er août 2008
En milieu de journée, je commence à me sentir mal, et c’est parti pour la ballade chez le docteur, à la pharmacie, etc. Ouf ! Me voilà chez moi. Je n’en ai pas bougé depuis.
Je finis la bande dessinée La ligue des gentlemen extraordinaires (Alan Moore, Kevin O’Neill), et je me rends compte que je l’avais déjà lue.

Je n’ai toujours pas fini L’affaire N’Gustro (Jean-Patrick Manchette), commencé le week-end dernier, et que je ne lis, pour l’instant, que dans les transports. Par ailleurs, le soir, je lis Aki Kaurismaki (Peter Von Bagh).

J’ai décidément du mal à écrire tous les jours. On se demande bien pourquoi… Pourtant, mon cahier me plaît, et je l’emporte partout avec moi. Au cas où. J’ai fait un bon choix. Le papier à petits carreaux guide bien mon écriture chaotique et m’évite l’angoisse de la page blanche ! Sa couverture rigide taille A4, aimantée sur le revers du côté droit du cahier, se prend bien en main, et j’aime tout particulièrement son graphisme, qui imite une page de journal japonais, sur un fonds sépia. Je suis contente de mon achat.
Bon. La maison est plus calme maintenant, et j’ai encore deux heures devant moi avant que nous ne partions au cinéma. Reprenons donc le fil de cette semaine de reprise.
Vendredi 25 juillet 2008
Les vacance en sont à leurs derniers jours. Je propose à A., la sœur de J., de partir en vadrouille avec moi dans Paris. Nous nous donnons rendez-vous au pied de l’escalier du Jeu de Paume, face à la place de la Concorde. Evidemment, je me trompe de ligne de métro, et j’arrive à Opéra. Je décide de ne pas passer par la rue Saint Honoré, plus pratique pourtant, mais d’emprunter les arcades, pour regarder les vitrines des libraires, et observer les touristes. Finalement, je ne suis que peu en retard.
Notre destination : l’exposition Richard Avedon : photographies 1946-2004. Après moultes bavardages dans un café du coin (et ricanements compulsifs face à la dégaine de la faune locale… genre Paris Hilton au rabais, avec robe tunique, bronzage cuit à point et Manolo casse-gueules), nous finissons par arrêter de tourner autour du pot, et entrons dans la galerie.
Je ne m’attendais pas à ce qu’ils aient compartimenté la première salle, si vaste et dépouillée d’ordinaire. La dernière fois que j’y suis venue, il y a des lustres, c’était pour voir les œuvres de Cindy Sherman, et cette salle magnifiait ses immenses portraits de femmes heurtées. Pour l’heure, je pénètre un autre univers. Celui d’un photographe qui s’est peu à peu émancipé des contraintes de la photographie de mode (qu’il a révolutionné en faisant sortir les mannequins des studios, en les photographiant dans la rue et en introduisant du dynamisme dans ses dispositifs) pour aboutir à une œuvre de plus en plus personnelle, hors de tout canon de beauté. Ses photos me fascinent. Les cartels m’apprennent qu’Avedon établit une relation de confiance avec son modèle, qui leur permet de réfléchir ensemble à la pose, à la tenue et à l’ambiance adéquates. Le tout sur un fonds uni, de toile blanche tendue. Le portrait d’Anna Magnani, exposé parmi d’autres photographies de stars de cinéma (dont Marilyn, magnifique de fragilité), me revient en mémoire. Elle a les yeux brouillés, et semble malade. Et tellement triste. Prématurément vieillie. Apparemment, elle venait juste de se lever quand il a pris cette photographie.

Vers la fin de l’exposition, est exposée une série de portraits passionnante, In the american west (1985), radiographie des oubliés du rêve américain, toujours hors champs. Au fil des dernière salles, en une sorte de jeu de piste, nous suivons les traits du visage de paysans, ouvriers, serveuses de bar, etc. Voici la photographie qu’on voit partout en ce moment et qui m’a donné envie de venir voir cette exposition. Fascinante jeune fille, trop vite poussée.

Sandra Bennett, twelve years old, Rocky Ford, Colorado, 1980
En sortant du Jeu de Paume, nous retrouvons J., et poursuivons notre ballade.
Une pensée pour maman. Son anniversaire aujourd’hui. 56 ans jamais advenus. Une rose dans la Seine.
Puis nous rejoignons, par un crochet boulevard Saint Germain (je ne me rappelle plus bien l’itinéraire), le restaurant de chez Mai. Si difficile à trouver. La vieille dame, très réservée, est là, fidèle au poste, au fond de sa petite boutique sombre. La porte est ouverte, sinon je serais peut-être encore une fois passée devant sans la retrouver. Il faut dire… Une porte, une fenêtre quasiment obstruée, une panneau décrépi, rien n’est fait pour attirer l’œil du chaland qui, je l’ai observé par la suite dans l’embrasure de la porte, entre dans le boui-boui clinquant de gauche, ou de droite, mais jamais chez notre hôtesse. Comme toujours, nous mangeons et buvons bien, avant de courir à Actions Ecole voir Holiday.
Samedi 26 août 2008
Nous sortons tard et retournons à Actions Ecole voir La mouche (David Cronenberg, 1987, avec Jeff Goldblum, Geena Davis). Je crois que l’ouvreuse nous a reconnus. Si on continue à ce rythme, elle va finir par nous proposer de dresser une tente dans l’entrée !
Je n’avais jamais vu ce film, qui nous fait une forte impression. Je suis au bord de la nausée. A la sortie du cinéma, je mets un certain temps à me réhabituer à la chaleur et au vacarme ambiants, après ce huit-clos horrifique.

Nous rejoignons le quai de Seine, traversons devant Notre-Dame et plongeons dans le Marais pour un ravitaillement express Chez Marianne, et un petit verre dans un bistrot. Puis nous longeons un peu Paris plage, histoire de se marrer, et approchons du concert Fnac Indétendances. Les Bellrays jouent déjà. Un groupe que nous avons vu l’an dernier à la Maroquinerie.

Nous avions été impressionnés par le contraste entre le chant soul de la chanteuse black et le son furieux du guitariste en chef. Mais là, c’est le flop. Le son se fait plus gras, la magie n’y est plus. Mais bon, ceux qui ne connaissent pas le groupe sont contents, c’est déjà ça. Nous partons avant la fin, au début des rappels, et accélérons le pas quand nous nous rendons compte qu’ils n’ont rien trouvé de mieux à jouer que Highway to hell. D’accord, c’est un classique. Mais tout de même, ils auraient pu jouer une de leurs morceaux, que diable !
Dimanche 27 juillet 2008
Nous bullons. Je commence à être sacrément paniquée. Demain, je retourne bosser. Stress, monceau de travail à élaguer au mois d’août.
En début de soirée, nous regardons à la télé Jack l’éventreur (Robert S. Baker, 1958, avec Lee Patterson, Eddie Byrne), film contemporain de ceux de la Hammer. Pas un film inoubliable, mais il structure tout de même mon imaginaire, en explorant une des pistes de l’enquête : Jack y est un médecin qui trucide des prostituées qu’il estime responsables du suicide de son fils.

Comme je n’arrive pas à dormir, je finis Eternelle route 66 (M. S. Chabres, J. P. Naddeo), qui me donne envie de lire Sur la route et Les raisins de la colère, qui m’attendent depuis fort longtemps sur mes rayonnages.

Lundi 28 juillet 2008
Travail (bonne nouvelle pour une collègue, recotation). Finalement, je n’ai pas tant de mal que ça à reprendre le fil de ma vie laborieuse. La bibliothèque est presque vide, le travail avance, je me sens bien.
Avant de rentrer à la maison, je passe par le Quartier latin. J’ai le choix entre plusieurs séances : Aguirre au Champo, un japonais au Reflet, ou L’affaire Thomas Crown (Norman Jewison, 1968, avec Steve MacQueen, Faye Dunaway et Jack Weston) à la Filmothèque du Quartier latin. Je ne suis jamais allée dans ce cinéma, aussi, sirotant mon jus d’abricot au comptoir du Sorbon, avec la dégaine d’un vieux briscard, je choisis ce dernier film in extremis. La salle ne me déçoit pas. Elle a été restaurée avec goût. Le film passe dans la Salle rouge. De fait, ses murs sont d’un beau rouge intense, avec des lampes murales florales art déco. Un lieu raffiné, dont la restauration ne nuit pas à la beauté. Le film, lui, est un pur produit de son époque. J’aime bien l’utilisation, au début du film, de cadres mobiles qui subdivisent l’action en plusieurs scènes simultanées (procédé utilisé dans Ocean’s eleven, sur un sujet comparable, si je ne m’abuse). Un film qui se laisse regarder, sur la richesse, l’ennui, et la manière dont on peut diminuer l’un en augmentant l’autre.

Le soir, je m’affale devant la télé, où passe Le corps de mon ennemi (Henri Verneuil, 1976, avec Jean-Paul Belmondo, Bernard Blier, Marie-France Pisier). Bof.

Mardi 29 juillet 2008
Après une journée de travail un peu plus fatigante (recotation, jusqu’à plus soif), je rentre à la maison directement et, après le dîner, nous entreprenons de regarder Summer of the 70’s. Mais nous renonçons rapidement. Le film a vraiment l’air très ennuyeux. Toutefois, afin de rester dans la thématique de la soirée, les roadmovies, nous nous replions sur le dvd de Point limite zero (Richard C. Sarafian, 1971, avec Barry Newman, Cleavon Little, Dean Jagger).

Il ne s’y passe absolument rien, mais je reste dans l’ambiance route 66, et ça me plaît bien. D’autant que je garde en mémoire le clin d’œil hilarant que fait Tarantino à ce film dans Boulevard de la mort.

Mercredi 30 juillet 2008
Travail (4 heures de réunion, bla bla bla, recotation et service public). Fatigue. RAS.
Jeudi 31 août 2008
Je quitte le travail à 16 heures. Il fait trop chaud pour entreprendre quoi que ce soit d’autre qu’une séance de cinéma, et je vais au Max Linder assister à ma séance rituelle : à chaque fois que leur affiche change, je vais voir ce qu’ils jouent. Cette semaine, c’est Wall-e (Andrew Stanton, 2008). Les robots sont charmants, et la vision des humains obèses dépendants à leurs technologies, critique à peine déguisée de la société américaine, me fait bien marrer.

Le soir, nous regardons La fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955, avec James Dean et Natalie Wood), que j’ai déjà vu il y a des années, mais que je regarde à l’aulne de ma culture d’adulte et de ma (re)vision récente de West side story.

Vendredi 1er août 2008
En milieu de journée, je commence à me sentir mal, et c’est parti pour la ballade chez le docteur, à la pharmacie, etc. Ouf ! Me voilà chez moi. Je n’en ai pas bougé depuis.
Je finis la bande dessinée La ligue des gentlemen extraordinaires (Alan Moore, Kevin O’Neill), et je me rends compte que je l’avais déjà lue.

Je n’ai toujours pas fini L’affaire N’Gustro (Jean-Patrick Manchette), commencé le week-end dernier, et que je ne lis, pour l’instant, que dans les transports. Par ailleurs, le soir, je lis Aki Kaurismaki (Peter Von Bagh).

